J’optimise toutes mes recherches sur internet

Surfer sur internet, consulter une page web, envoyer un courriel, faire une requête, partager des documents, etc. Toutes ces actions sont lourdes de conséquences pour la planète, d’autant plus quand 1,5 milliards d’internautes naviguent sur le Web quasi quotidiennement.

Pourquoi le web laisse-t-il une empreinte carbone ? 

recherches internetMais pourtant internet, c’est virtuel ? Rappelons que derrière chaque page, se cache le “réseaux des réseaux”. En effet, pour faire fonctionner cette immense toile, il ne suffit pas d’un ordinateur, d’une box ou d’une tablette. De nombreux autres équipements sont nécessaires à la transmission: des câbles (cuivre, fibres optiques), des émetteurs Wi-Fi, des antennes de téléphonie cellulaire, des routeurs qui relaient les données et établissent les chemins vers les destinations. Sans oubliez les data centers, qui traitent et stockent toutes les données générées lorsque vous faites une requête, envoyez un e-mail ou partagez une photo.

Donc en ce moment même, pendant que vous lisez cet article, tous ces équipements consomment de l’énergie, tant pour leur fabrication que pour leur fonctionnement. D’autant plus que l’on peut adjoindre ces équipements à des alimentations électriques sans interruption ou des systèmes de refroidissement supplémentaires.

Quel est le poids de nos opérations les plus courantes, sur internet ? 

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont devenues indispensables de nos jours et contribuent à hauteur de 2 % aux émissions européennes de CO2. Ce chiffre est amené à doubler d’ici 2020.

En effet, chaque jour une affluence de messages se bousculent dans nos boîtes de réception: des courriels professionnels, personnels, chaînes mais aussi des mails ou publicités. A savoir que 183 milliards de mails ont été échangés chaque jours dans le monde en 2013, et selon Arobase, ce chiffre pourrait grimper à 207 milliards d’ici 2017. Ces envois d’emails génèrent chaque année pas moins de 136 kg de CO2 par salarié. C’est-à-dire 13,6 tonnes de CO2 à l’échelle d’une entreprise de 100 personnes ou 13 allers-retours Paris-New York…

En ce qui concerne les requêtes internet, c’est le coeur d’Internet : surfer de site en site sans fin. En effet, un internaute français effectue en moyenne 2,66 recherches sur Internet par jour, soit 949 recherches par an, selon médiamétrie.

L’impact individuel de chaque opération peu paraître faible, cependant il faut se mettre dans le contexte de la multiplication de ces opérations et de la facilité d’accès des ménage à internet de nos jours. Car derrière ces opérations, se cache une infrastructure avec des kilomètres de câbles, des satellites, des serveurs de calcul et de stockage.

Comment optimiser mon utilisation  du Net ? 

Tout d’abord concernant les emails, le but est d’en faire usage d’une manière plus respectueuse de l’environnement. En premier lieu, il est important de limiter le nombre de destinataires. En effet, décupler leur nombre multiplie par 4 les émissions de CO2. Au final, « réduire de 10 % l’envoi de courriels incluant systématiquement son responsable et un de ses collègues au sein d’une entreprise de 100 personnes permet un gain d’environ 1 tonne équivalent CO2 sur l’année », note l’Ademe.

Les postes majeurs d’émissions de gaz à effet de serre liés aux emails résident dans le temps de stockage des mails et pièces jointes, et dans leur impression, assure l’Ademe. Ainsi, réduire de 10 % le taux d’impression permet d’économiser 5 tonnes de CO2 par an dans une entreprise de 100 personnes.

En effet, l’impact environnemental d’une requête sur le Net n’est pas anodin dans le sens où les serveurs consomment de l’électricité et dégagent de la chaleur. Afin de réduire cet impact, quelques bons réflexes sont à prendre: simplifier les recherches sur le Web en utilisant des mots clés précis lors de vos recherches, en enregistrant les sites souvent consultés en favoris ou encore en tapant directement l’adresse URL du site sur la barre de navigation, plutôt qu’en passant par un moteur de recherche. Selon l’Ademe, passer par un moteur de recherche représente 9,9 kg de CO2 par an et par internaute, pour 0,02 g de CO2 par seconde pour une page simple.

Rappelons que la consommation électrique due à l’utilisation d’internet augmente de 10 % par an depuis 10 ans. Les petits écogestes font les grandes économies et sont bons pour votre compte CO2 !