Étude de l’impact du changement des fenêtres sur l’efficacité énergétique des bâtiments

Selon les experts en économie d’énergie, 10 à 15% des déperditions thermiques de nos habitations passent par nos fenêtres. En réalité, ces déperditions peuvent monter dans certains cas jusqu’à 40%. Il est possible de diminuer ces pertes par des travaux d’isolation. C’est ce que démontre le pôle fenêtre de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) avec leur étude sur l’efficacité énergétique du remplacement des fenêtres parue en juin 2017.

Sur quoi se base cette étude ?

En faisant appel au bureau Pouget Consultant qui utilise la méthode TH-BCE2012 de la RT2012, ils se sont basés sur les déperditions mais aussi les apports de la chaleur solaire par les fenêtres pour effectuer leurs calculs de l’impact sur la consommation du bâtiment.

La RT2012 est la règlementation thermique française depuis 2012 qui permet de contrôler les émissions de gaz à effet de serre dans le domaine du bâtiment et de réduire la consommation énergétique des nouveaux édifices pour ainsi abaisser leur consommation d’énergie primaire à 50kWh/m²/an. Cette réglementation s’appuie sur trois points, la nécessité d’une bonne isolation, l’exigence d’une faible consommation d’énergie primaire globale et le « confort d’été » correct en période de canicule.

La TH-BCE2012 est une méthode de calcul réglementaire utilisée obligatoirement par les bureaux d’études thermiques. Elle permet de vérifier si un bâtiment est conforme avec la réglementation thermique RT2012 en calculant la consommation en énergie primaire et en besoins bioclimatiques (coefficient permettant d’évaluer l’efficacité énergétique d’une construction).

Quel en est l’objectif ?

L’étude à pour but de simuler l’efficacité du remplacement des fenêtres sur la réduction des besoins de chauffage grâce à la méthode TH-BCE2012. La simulation est effectuée, par exemple, lors d’un changement de fenêtres pour lequel les fenêtres de remplacement ont un Uw est inférieur aux précédentes. L’Uw est un coefficient de transmission thermique indiquant la capacité des fenêtres à garder la chaleur intérieure, plus le coefficient et bas plus la fenêtre sera isolante.

Ainsi en prenant en compte plusieurs facteurs chez certains bâtiments comme l’orientation, la zone géographique, l’étendue de surface vitrée et la déperdition de chaleur du bâtiment, après avoir changé les fenêtres, les consommations énergétiques diminuent. Pour les bâtiments, les gains en besoin de chauffage sont de 8 à 27% et pour les maisons individuelles les gains en besoin de chauffage vont de 11 à 15%. En remplaçant les fenêtres et les volets, les gains en besoin de chauffage pour les bâtiments sont entre 8 et 9% et ceux des maisons individuelles entre 12 et 14%.

Les résultats des simulations prouvent que l’isolation des fenêtres est très importante dans les réductions de consommations d’énergie est permettront de réduire vos factures énergétiques. Les fenêtres les plus performantes permettent de diminuer les besoins de chauffage de 27% et économiser de l’énergie jusqu’à 60kWh/m².an.

J’isole mes fenêtres et je réduis mes émissions de CO2 !

Les fenêtres peuvent donc avoir un impact important sur vos consommations d’énergie et donc sur vos réductions de CO2 si vous les changez pour des plus performantes. Ce CO2, vous pouvez le valoriser en ouvrant un Compte CO2. En reprenant l’exemple précédent d’une réduction de 27% des dépenses énergétiques après installation de nouvelles fenêtres, quel est le montant de la prime CO2 proposée par le Compte CO2 ?

Pour un foyer chauffé au gaz, dont la facture s’élève à 20 000 kWh par an, cela représente une réduction de 5 400 kWh, soit près d’une tonne de CO2. La tonne de CO2 est valorisée à hauteur de 52,64€.

Pour un foyer chauffé au fioul, dont la facture s’élève à 2000 L par an, cela représente une réduction de 540 L de fioul, soit près de 1 500 kg de CO2. La prime CO2 s’élève alors à 80€/an.

La prime CO2 est directement proportionnelle aux réductions de CO2 engendrées par l’action de réductions de CO2 réalisée. En couplant plusieurs travaux de rénovation énergétique il est donc possible d’obtenir une prime CO2 plus élevée. C’est l’installation de nouvelles fenêtres qui vous intéresse ? Retrouver toutes les informations à ce sujet dans notre dossier dédié ou en vous rendant sur le site de l’Ademe.