Journée d’études du CITEPA 2017 : Facteur 4 et neutralité carbone

La journée d'études du CITEPA portait sur le thème de la neutralité carbone

Le 17 mai 2017, le CITEPA  (Centre Interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique) proposait sa journée d’études annuelle dont le thème portait sur le sujet suivant : « Objectifs 2050 : du Facteur 4 à la neutralité carbone. » Le Compte CO2 y était présent et vous propose un bref résumé de cette journée d’études particulièrement riche d’enseignement ! Pour plus de renseignement, nous vous invitons à lire le programme détaillé de cette journée.

Le Facteur 4 est un objectif dont la cible est portée pour l’horizon 2050 : il s’agit pour la France de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre d’ici cette échéance (en comparaison aux émissions de CO2 de l’année 1990). Si c’est cet objectif que la France s’est en effet fixé, le CITEPA proposait à travers ce colloque d’aller encore plus loin et de proposer des pistes afin d’atteindre la neutralité carbone. Cela signifie pour la France de ne plus rejeter du tout de gaz à effet de serre pour l’horizon 2050.

Atteindre la neutralité carbone n’est possible qu’à travers l’utilisation de certains outils. En effet, quand bien même un pays mettrait toute sa volonté dans sa lutte pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, il restera dans tous les cas de figure certaines émissions de gaz à effet de serre incompressibles qu’il sera impossible à faire disparaître. Ces émissions, il faut alors les « neutraliser », c’est-à-dire trouver d’autres moyens pour qu’elles n’aient pas d’impacts sur le climat. On parle alors d’atteindre un objectif « ZEN », c’est-à-dire « Zéro émission nette ». Ce nouveau sigle ZEN a été proposé par l’association Entreprise pour l’Environnement (EpE) qui a co-organisé cette journée d’études.

Le moyen le plus connu pour neutraliser ces émissions de CO2 est sans doute le stockage du CO2, qu’il se fasse de façon naturelle par le sol et la forêt ou par des moyens plus spécifiques comme le captage et le stockage de CO2 « à la source » auprès des industries très émettrices en gaz à effet de serre.

Outre ces présentations techniques et méthodologiques apportant des éléments de solution à la problématique de la neutralité carbone, cette journée d’étude s’est aussi intéressée à une vision plus sociologique ou comportementale de la question des réductions des émissions de CO2. Il y était ainsi question d’acceptabilité sociale, de signal-prix du CO2 ou encore de transitions professionnelles dans le secteur de l’énergie ou de l’environnement. Les différentes tables rondes de cette journée ont permis de rappeler une fois encore que le changement climatique n’a pas qu’un impact sur l’environnement mais bien aussi sur notre économie et notre société.

Cette journée d’études, en proposant de dépasser l’objectif du facteur 4 pour un objectif bien plus contraignant qu’est la neutralité carbone, a permis d’explorer sans contrainte tout le chemin qu’il nous reste à parcourir d’ici ce fameux horizon 2050. Il n’a jamais été aussi vital de lutter contre l’urgence climatique, au risque de louper le coche : 2050, ce n’est jamais que dans 33 ans !